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décembre 2007

vendredi 28 décembre 2007

2ème degré et plus...

A l'approche de la nouvelle année, je vous invite à prendre avec moi une bonne résolution : faisons nous mêmes notre malheur ! En effet, pourquoi s'obstiner à laisser les autres s'en charger ? Il est facile et délectable de le subir mais l'organiser, le gérer, le manager est plus sublime encore.


Pour cela, je vous propose une lecture qui vous permettra de comprendre les mécanismes du malheur et qui vous fournira des conseils pratiques et facilement réalisables. Ce livre est le fruit de l'expérience clinique de Paul Watzlawick * et de recherches scientifiques tout à fait sérieuses. Vous pourrez ainsi apporter votre touche personnelle à votre malheur. A l'heure où l'on « customise » tout : sa voiture, sa coiffure, son album photo, son ordinateur, apporter sa touche personnelle a son malheur est un plus que chacun saura apprécier. Pouvoir faire son malheur à soi, qui sera à nul autre pareil. Ainsi, voici des conseils pertinents prodigués par ce précieux recueil Faites vous même votre malheur de Paul Watzlawick au Seuil.


Premièrement et avant toute autre résolution : décidez d'être loyal avec vous même. Adoptez un adage et tenez bon, mordicus. Ne vous en écartez jamais, faites en votre ligne de conduite absolue afin qu'elle devienne LA vérité. Choisissez « entre le monde tel qu'il est et le monde tel qu'il devrait être » (page 19). Attention, faites le bon choix !


Deuxièmement, entêtez-vous, insistez, tenez !


Troisièmement, persuadez-vous que les chuchotements de votre belle-mère avec votre beau-frère, sont des critiques dirigées contre vous. Faites de même avec vos voisins, vos collègues, les enfants dans la rue, etc. Laissez votre esprit faire son film. Il sera sans doute primé à Cannes dans la catégorie « meilleur scénario de l'année » : faites vous confiance à ce niveau. Ouvrez-vous à vos peurs, vos craintes, vos doutes. Laissez les vous submerger, vous envahir, vous dictez votre conduite. Oui, il y a un complot mondial. Oui, les extraterrestres existent et on nous le cache. Oui, votre belle mère vous critique, je peux vous l'assurer j'en suis moi-même victime !!!


Je ne veux pas déflorer le propos de ce brillant livre. Je ne citerai pas davantage de conseils ici. Appliquez déjà ceux-là précautionneusement. Vous devriez déjà atteindre des sommets dans votre malheur. Puis, quand vous vous sentirez près pour le voyage sublime, pour l'ascension de l'Everest ou de l'Himalaya de votre malheur alors courrez chez votre libraire et procurez vous ce livre. Oui, votre libraire se moquera de vous ! Grand bien vous fasse !


Sur ce, je vous souhaite une délicieuse année de malheur...


* Qui est Paul Watzlawick ?


Autrichien, né en 1921, il est docteur en philosophie et exercera la psychanalyse. Il l'un des psychothérapeutes systémistes les plus connus du MRI de l'Ecole de Palo Alto. Il est décédé cette année, le 31 mars.


Il est l'auteur de plusieurs livres scientifiques (La Réalité de la réalité, Le langage du changement, etc.) et de livres humoristiques (Comment réussir à échouer, Guide non conformiste à l'usage de l'Amérique et bien sûr Faites vous mêmes votre malheur). Ce dernier est une parodie des best-seller censés nous donner les clés du bonheur, de la réussite, de l'efficacité, de la performance, de la communication, d'une vie de couple éblouissante, d'une sexualité épanouie  (c'est à dire avec un bon rendement), etc. Bref, pour que nous soyons des êtres parfaits et heureux... à tout prix ! Telle est l'injonction de notre temps : Soyez heureux et performants !

vendredi 21 décembre 2007

Hang

Hang
Vidéo envoyée par cushin

Pour le plaisir et la détente.

Heureux Noël à tous.

lundi 17 décembre 2007

Bonne nouvelle... la création d'un DE animation sociale se précise !

Bernard Hervy : l'évolution des métiers de l'animation
Vidéo envoyée par agevillage

Une interview de Bernard Hervy * concernant la professionalisation des métiers de l'animation sociale.

Enfin un diplôme de niveau II (c'est à dire un Diplôme d'Etat (DE) comme pour l'ensemble des travailleurs sociaux) point à l'horizon !

* Bernard HERVY est animateur-coordonnateur dans deux établissements de Paris et fondateur du Groupement des Animateurs en Gérontologie. Il œuvre depuis plusieurs années pour la professionnalisation des animateurs. Il est l'auteur du Rapport sur la vie sociale des personnes âgées en 2003 sur demande d'Hubert Falco alors Ministre des Affaires Sociales.

vendredi 07 décembre 2007

La relation d'aide (deuxième partie)

Suivons pas à pas la démarche d'une relation d'aide type. J'entends par là, généralisable à l'ensemble des professionnels de la relation d'aide (psychothérapeutes, travailleurs sociaux, coachs...) donc , incomplète, imprécise chaque profession ayant ses spécificités, bien entendu. Je me contenterais ici d'un survol des différentes étapes de la relation et des outils pouvant ou étant effectivement utilisés par les uns et les autres. Je reviendrai sur les étapes et sur les différents outils au fil de l'eau sur ce blog.


Tout d'abord, il y a la définition du problème qui amène la personne à rechercher de l'aide. Ici interviennent les qualités personnelles et professionnelles sus décrites ; empathie, écoute , authenticité, respect inconditionnelle pour créer un lien de confiance. Des outils peuvent déjà être utilisés à ce stade. En effet, comment mener ce premier entretien ?


Écouter, observer la personne et questionner le contexte et le problème :

« De quoi s'agit-il ? » Ici, l'aidant va alors écouter le récit du problème et s'attacher à entrer dans le monde du client (Comment pense-t-il ? Comment s'expriment-il ? Comment se meut-il ?). Il va observer les aspects non-verbaux de la communication (mimiques, regard, posture etc.). L'aidant va aussi observer la position adoptée par le client dans la relation.


Puis, faire émerger la demande :

« Que puis-je pour vous ? », « En quoi puis-je vous aider ? » Ici, le professionnel cherche à faire émerger une demande sur laquelle travailler. Un contrat peut alors être élaboré.


Le contrat :

Le contrat structure l'intervention, il la clarifie, la limite, il responsabilise le client. Ce contrat est réactualisé régulièrement au fil des rencontres et de l'émergence de nouvelles demandes de la part du client.


Bilan, évaluation de fin de parcours :

On ne peut en faire l'économie. Il s'agit de faire le point sur le travail réalisé ensemble, d'évaluer qualitativement.


Les outils :

Les outils sont nombreux, ils sont souvent réflexifs. Ils sont pour la plupart issus du champ psychothérapeutique. On peut citer pêle-mêle et de façon non-exhaustive, la méthode questionnement sur le Réel, le Problème, les Besoins, la Demande (RPBD) de Vincent Lenhardt, le très connu QQOQCPC, le dessin (symbolique, imaginaire, inconscient), l'analyse transactionnelle (AT), l'approche centrée sur la personne (ACP ou écoute rogérienne), la communication ericksonnienne (la question du miracle), la PNL, la systémique, l'orientation solution, etc.


En aparté :
Il me semble -peut-être à tort- pour faire partie de la famille du travail social et donc pour côtoyer ses différents corps de métier, que les travailleurs sociaux disposent de peu de connaissances théoriques, de méthodes et d'outils pour analyser le contexte, décoder la communication non-verbale, comprendre le monde du client, analyser la demande. Ils sont peu nombreux à contractualiser leur intervention lors d'un premier rendez-vous. Il en résulte des situations dans lesquelles les deux parties sont engluées (triangle dramatique de Karpmann, transfert...), des situations ou les problématiques personnelles du travailleur social interfèrent dans la relation...


Transposons cette démarche à l'animation sociale.

 

L'animateur social construit son action sur la base d'entretiens qui permettent de faire émerger des souhaits, des désirs explicites.


Parfois, les désirs ne sont pas formulés explicitement, l'animateur social peut alors -se risquer- à faire des propositions à la personne. Les propositions peuvent être refusées. La personne est libre de ses choix et l'animateur ne s'offusquera pas d'un refus. Il pourra en rechercher les causes : le projet ne correspond pas aux attentes de la personne, la personne a des craintes, elle n'est pas prête pour ce type de projet, elle n'est pas demandeuse de cette intervention car c'est peut-être sa famille qui lui a imposé la présence de l'animateur, etc. Se poser ces questions peut permettre d'ajuster son intervention pour la suite ou de mettre un terme aux interventions.


L'animateur social fonctionne par projet qu'il soumet à la personne. C'est une forme de contrat. Le projet cadre les interventions (durée, temps des visites, objectifs). Il définit qui, fait quoi, comment, où,  quand et pour combien (de temps, d'argent, de visites) c'est le fameux QQOQCPC vu précédemment.


Idéalement, l'animateur aimerait relancer une dynamique qui permettrait à la personne de mettre tôt ou tard un terme aux visites et de poursuivre seule son chemin (autonomie). Dans la pratique, avec les gérontins te les gérontines, ceci est difficilement envisageable car ils ont besoin de la présence d'un tiers pour conduire le véhicule, tenir le bras dans la rue, etc. L'animation sociale à domicile s'inscrit donc -a priori mais pas obligatoirement - dans la durée.


Après la réalisation de chaque projet, l'animateur évalue son action avec la personne. Est-elle satisfaite par le projet lui-même ? Est-elle satisfaite par l'accompagnement proposé par l'animateur ? A-t-elle d'autres envies ? Souhaite-t-elle continuer à travailler avec l'animateur ? Etc.


Reste aux animateurs sociaux à s'informer et se former aux outils susceptibles de les aider efficacement dans leur relation avec le client : savoir lire l'histoire familiale, connaître les notions de transfert et contre-transfert, apprendre à écouter, à questionner, etc. autant de compétences à développer.


Ce billet s'arrête là. Je vous invite à poursuivre la réflexion et à compléter « cette suite et à suivre... » de ce billet consacré à la relation d'aide. A suivre... car vos commentaires le complèteront utilement et parce que d'autres billets suivront sur ce thème.


PS : je rencontre sur ce billet un problème technique que je ne parviens pas à résoudre concernant la taille de la police de caractère. Vous avez sans doute remarqué qu'il y a des différences selon les paragraphes. Ceci n'est pas voulu. Merci de votre compréhension.

mardi 04 décembre 2007

The Piano

The Piano
Vidéo envoyée par tamalougbobola

A mon vieux pépé...

lundi 03 décembre 2007

Vivolta, la télé des seniors !

Philippe Gildas, journaliste et senior lancera le 10 décembre Vivolta, une télé faite pour les seniors et par les seniors sur CanalSat et Numericable.

Oui, par les seniors : Jérôme Bonaldi, Jacques Pradel, Marie Ange Nardi. Oui, ils sont pas si vieux que ça, je vous l'accorde ! Mais pour cette chaîne de télé la cible senior va de 45 ans à 65 ans !!!

On est vieux de plus en plus jeune (45 ans) ! Trop ou très vieux de plus en plus tôt (65 ans) !

Pourquoi une "chaîne senior" ? A 45 ans n'est on plus apte à comprendre l'humour de Nikos Alliagas, d'aimer la chanson populaire de la Star Ac', ne peut-on plus apprécier la beauté de Mme de Fontenay à moins que ce ne soit celle de ses Miss, a-t-on déjà passé l'âge de se lover dans son canapé pour regarder le télé shopping, ne peut-on plus se ravir du charme de Julien Courbet ????? (Un parti pris dans le choix des exemples ? Oui, peut-être un peu... Si peu !) Hmmm... Peut-être bien que finalement, les seniors y gagnent !

Plus sérieusement, je trouve vraiment dommage cette ségrégation. Une chaîne pour les homos, une pour les vieux, pardon les seniors, celles pour les enfants. Je n'apprécie guère ce rangement par tiroir. Je préfère le mélange des âges, des sexes, des cultures, des nationalités.

En Italie, on parle d'"arc existentiel" c'est à dire considérer la vie comme un continuum. Les auteurs du livre "L'intergénération, une culture pour rompre avec les inégalités sociales" à savoir Vercauteren, Predazzi et Loriaux pensent que les politiques sociales doivent tenir compte de cette continuité de l'existence et non proposer des politiques découpées par tranche d'âge. L'être humain est en devenir, en changement permanent, en évolution. Chaque étape de notre vie est fondatrice de notre existence. Sans hier et sans demain, que serions-nous en tant qu'être humain ? Ainsi, chaque action doit s'inscrire dans un avant et un après temporel et chaque action doit promouvoir la croissance personnelle.

Je ne remet pas en cause la grille des programmes mais l'idée même de faire une chaîne spécifique à une catégorie de la population, vous l'aurez compris. N'ayant pas la télé, je compte sur vous pour me donner votre sentiment et votre avis sur cette nouvelle chaîne.

 

Deux sites à visiter :

Accordages, le site de l'intergénération : http://www.accordages-intergeneration.com/_v4/sommaire.php3?id_rubrique=23

Rue89 d'où me vient l'info sur la chaîne Vivolta avec le point de vue du sociologue Serge Guérin : http://www.rue89.com/2007/12/02/vivolta-chaine-des-seniors-y-a-plus-dage-pour-etre-vieux

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