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novembre 2007

jeudi 29 novembre 2007

De l'en-Vie à la mort

Comme je le disais hier, le décès de Fred Chichin m'a profondément touché car leur dernière chanson "Ding Dang Dong" nous a fait danser en famille, dans notre salon. Elle a marqué comme une nouvelle déclaration d'amour entre mon époux et moi.

Mais, il y a autre chose aussi... J'ai repensé aux étapes du deuil proposée par Elisabeth Kubler-Ross. J'ai repensé à la journée consacrée à la mort pendant ma formation en gérontologie, à l'alternance entre  les cours magistraux et les débats sur la mort et l'euthanasie, les soins palliatifs, les rites, la place de la mort dans notre société, etc.

Je me suis souvenue de la journée "de  stage" ou de "découverte" passée aux soins palliatifs. Des rencontres avec des professionnels d'une humanité incroyable. (Je ne peux pas citer ici les exemples d'accompagnement qui nous étaient relatés car pour être humain, il faut parfois faire fi des règlements et des normes !). J'ai découvert un service pensé pour les patients et pour les familles avec une cuisine à leur disposition. Une pièce œcuménique pour que quelque soit sa confession, la personne puisse venir se recueillir.

Nous étions plusieurs étudiants. Tous, avec nos connaissances (certaines infirmières connaissaient le monde des soins palliatifs), ou avec nos fantasmes, nos peurs. Nous imaginions un lieu sombre, triste, vivant dans l'urgence et l'agitation des équipes courants d'une chambre à l'autre, les malades criant leur souffrance. Que n'imagine-t-on pas lorsqu'on ne connaît pas ?!

Nous avons vu des chambres chaleureuses, colorées, avec des fleurs. Des équipes sereines, marchant calmement, répondant aux personnes avec attention, douceur et compréhension.

Je me suis demandée comment l'on pouvait traverser les étapes du deuil en aussi peu de temps (2 mois, d'autres partent plus vite encore) ? Quelle énergie psychique incroyable faut-il développée pour accepter sa fin inéluctable et proche ? Se sont aussi souvent les malades eux-mêmes qui soutiennent leurs proches et les aident à faire leur travail de deuil. Fred Chichin l'a montré en demandant à Catherine Ringer de faire l'Olympia le 13 novembre seule, sans lui à ses côtés.

Inévitablement, on se projette lorsque l'on reçoit une telle nouvelle. Sa jeunesse, sa mort rapide, sa compagne veuve désormais, ses filles orphelines de père. Que ferait-on en pareil circonstance ? Si nous étions atteint d'un cancer foudroyant ou si notre conjoint l'était ? Serions nous abattu, courageux, battant, vaincu ? Que dirions-nous à nos proches avant de partir ? Quelles émotions et sentiments nous animeraient ?  Ces questions nous nous les posons tous. On donne des réponses qui ne sont finalement que des suppositions car l'heure venue, nous ne verrons peut-être plus les choses de la même manière. C'est pourquoi, d'ailleurs, il me semble si difficile d'envisager de légiférer sur l'euthanasie ou d'avoir un avis tranchée : pour ou contre !

Ceux qui nous fait tend tenir à la vie n'est ce pas l'attachement à nos proches plus qu'à notre propre vie ? Ainsi, aujourd'hui, sain de corps et d'esprit, nous pouvons dire : "Je ne veux pas souffrir, voir ma déchéance, si je deviens un légume, je veux que l'on m'aide à mourir". Mais, demain, malade, souffrant, agonisant,  si nous sommes accompagnés avec dignité et humanité, si les équipes soignantes nous rejoignent là où nous en sommes du chemin, de notre chemin, pour nous écouter et nous comprendre alors peut-être nous voudrons tenir encore un peu... pour notre famille, pour les voir encore, pour voir les vignes une dernière fois *, pour aller acheter des crayons de couleurs pour nos enfants *, pour...

* deux exemples vécus et accompagnés par les soins palliatifs dont j'ai parlé ci dessus.

mercredi 28 novembre 2007

Aurevoir

 

Rita Mitsouko - Ding Dang Dong
Vidéo envoyée par candyraton
à Taratata le 4 mai 2007


Ce soir, je crée avec regret une nouvelle catégorie "Hommage à...". Ce blog n'avait pas vocation à accueillir des billets de cette teneur mais le décès de Fred Chichin me touche beaucoup.


Ces derniers jours, mes fils et moi dansions avec bonheur sur leur dernier single "Ding dang dong" cependant que mon mari jouez à la batterie. Cette chanson était aussi une déclaration d'amour entre Pierre et moi.


Il est parti "danser avec les feuilles de peupliers..." et nous continuerons de danser sur les airs que les Rita nous ont offert.


Bon vent.

Une pensée émue pour sa famille et bien sûr pour Catherine Ringer.


samedi 24 novembre 2007

De la relation d'aide (première partie)

Je vais tenter ici de définir et présenter la relation d'aide puis de  mettre en évidence les liens existants entre les différents professionnels de la relation d'aide.

Tenter car il s'agit d'un article de blog alors que cette question ambitieuse et épineuse pourrait faire l'objet à elle seule de la rédaction d'un ouvrage entier.

Je ne pourrais donc pas détailler, nuancer mon propos, confronter les opinions des uns et des autres sur cette question. L'intérêt est que chacun apporte ses commentaires en fin d'article pour compéter, contredire, nuancer, éclairer cet écrit. Alors n'hésitez pas !

Dans un premier temps, je vais brièvement définir la relation d'aide. Quelles sont les principales formes de relation d'aide et plus précisément la relation d'aide en animation sociale gérontologique.

Nous verrons les qualités personnelles (fin de première partie) indispensables à l'exercice de la relation d'aide quel quelle soit (travail social, psychothérapie, coaching) et les qualités professionnelles (deuxième partie).

Nous décrirons pas à pas la démarche d'un entretien d'aide et les outils à disposition. Enfin, nous mettrons cette démarche en parallèle avec la démarche de l'animateur social.

Commençons, voulez-vous ?

Une définition possible de la relation d'aide est celle proposé par Luc Tremblay dans son ouvrage La relation d'aide, c'est « un processus par lequel on amène une personne à faire de nouveaux apprentissages, à poser de nouveaux gestes pour arriver à satisfaire ses besoins ou à résoudre ses difficultés. ».

L'expression « amener à » me dérange. Elle sous tend dans mon esprit une idée de normativité, de guidage sur un chemin déjà tracé, elle est connotée par le conseil. Je n'apprécie guère conseiller. Dans ma pratique, je ne conseille pas, j'accompagne. Les aînés font leurs choix. L'auteur revient en détail sur chaque point de sa définition et pour « amener à... » il parle d'accompagnement. Nous sommes donc d'accord sur le fond.

La définition de Luc Tremblay peut convenir à l'ensemble des professionnels de la relation d'aide sauf à l'animation sociale qui n'est pas une réponse à des besoins mais bien à des désirs. L'animation sociale va accompagner la personne vers des projets de vie. L'animateur social va effectivement aider à poser des gestes en réponse à ses souhaits et à ses projets.

Une description en creux par Carl Rogers dans son livre « La relation d'aide et la psychothérapie » permet aussi de cerner cette relation particulière. Il écrit qu'elle n'est pas une relation parent-enfant (affectivité, autorité, dépendance), elle n'est pas une relation maître-élève (position supérieure de l'un vs position inférieure de l'autre), elle n'est pas une relation ami-ami (réciprocité, donner-recevoir), elle n'est pas une relation médecin-patient (diagnostic, traitement choisi par le médecin, soumission et dépendance du patient), etc. Elle est donc « un genre de lien social qui diffère de tous ceux que le client a éprouvé jusque-là. ».

Pierre Angel et Patrick Amar dans « Le coaching » parle pour la relation d'aide de relation d'influence et de paradoxes. Influence car la demande s'appuie sur l'espoir que l'autre peut aider, qu'il détient le savoir, le pouvoir pour cela. Cependant, l'aidant doit faire preuve de persuasion et d'influence pour lutter contre l'inertie de non-changement. Paradoxes car la relation de coaching et généralement les relations d'aides sont un espace de liberté borné de limites (contrat) paradoxe encore car la personne qui demande de l'aide fait preuve de résistance inconscientes face à l'aide proposée, paradoxe enfin car le mieux-être est précédé par l'inconfort plus ou moins grande.

Luc Tremblay propose 3 types de relation d'aide : thérapeutique exercée par des psychothérapeutes, psychologues, psychiatres. Ce type de relation change la structure même de la personnalité. Elle permet au client de cheminer vers une meilleurs compréhension de lui-même, de sa personnalité, de son fonctionnement... ; éducative (éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale,...) vise à modifier certains comportements, à trouver des réponses aux difficultés du moment. C'est une relation d'aide centrée sur « l'ici et maintenant » ; enfin la relation d'aide de soutien, les psychologues, coachs, médecins, travailleurs sociaux peuvent apporter ce soutien... Il consiste en une aide ponctuelle afin de trouver une solution à un problème immédiat.

Où et comment se situent l'animation sociale dans ces définitions ?

L'animation sociale apporte son soutien et accompagne les personnes dans la réalisation de leurs désirs et de leurs souhaits. Il ne s'agit pas de désir de changements mais de désir de vie : sortir, rencontrer d'autres personnes, aller au club seniors, faire ses courses soi-même, jouer à un jeu de société, inviter une amie pour déjeuner, écrire à son petit-fils, mettre de l'ordre dans son album photo (tout un symbole...), raconter sa vie pour témoigner et transmettre l'essentiel, etc. A ce sujet, je vous livre l'extrait d'un chant, leitmotiv du spectacle « Une vie, ça se raconte... » dont j'ai coordonné la création en 2003

« Chaque vieillard est une veilleur,
Qui scrute les âmes, sonde les coeurs,
Nous aide à déceler ce qui luit,
Dans les entrelacs de nos vies,
A place d'honneur il soit assis. »

L'animation sociale n'est pas thérapeutique. Elle peut cependant par voie de conséquence avoir des effets bénéfiques sur l'état de santé et sur le morale. Ces effets thérapeutiques, même infimes, ne sont jamais un objectif de l'animateur car il n'est pas un thérapeute. Par exemple, lorsqu'il sort avec une personne chaque semaine pour se promener dans le quartier, il ne cherche pas à rééduquer la personne, à faire de la prévention des chutes, à rassurer une personne sur ces risques de chute. Il n'est pas kinésithérapeute. Mais, le kinésithérapeute ou une personne de l'entourage pourra peut-être constater que la personne récupère mieux, a peut-être gagné en équilibre de la marche ou est moins anxieuse à l'idée de devoir sortir seule.

Tous professionnels de la relation d'aide doit posséder des qualités personnelles telles que la capacité à s'affirmer, l'authenticité dans la relation, la créativité, l'empathie (cf Carl Rogers), la connaissance de soi, le respect de soi et des autres, ... La liste n'est pas close. N'hésitez pas à la compléter.

Ces qualités personnelles seront utilement complétées par des compétences professionnelles : formation, outils, déontologie. Concernant, la déontologie et l'animation sociale, il me semble important de préciser qu'il n'existe pas de code déontologique des animateurs sociaux. Aussi, il revient à chaque professionnel d'appliquer de façon volontaire la Déclaration de Principes de la Fédération Internationale des Travailleurs Sociaux (FTIS) qui dit « En substance, les travailleurs sociaux font respecter et défendent l'intégrité et le bien-être physique, psychologique, affectif et spirituel de chaque personne. »

                                                            A suivre...

mercredi 14 novembre 2007

Du désir au bonheur de vivre

Seul l'humain peut désirer. Les animaux ont des besoins qu'ils cherchent à satisfaire. Nous autres nous pouvons désirer.

Mais qu'est ce ? Et à quoi bon ?

Qu'est ce ?
Le désir est une tendance à aller vers un objet considéré comme bon, source de satisfaction et de plaisir. C'est un moteur de la vie humaine. Il n'est pas vital en ce sens qu'il ne satisfait pas des besoins physiologiques tels que se nourrir. Le besoin est temporaire. J'ai faim, je mange, je n'ai plus faim. Il n'en va pas de même du désir. Le désir dure au delà de sa satisfaction sous la même forme ou sous une autre.

A quoi bon ?
Un désir satisfait apporte bien être et bonheur de vivre. N'est ce pas suffisant ?

Contrairement aux autres professions de la gérontologie qui veulent satisfaire des besoins, l'animation sociale accompagne le désir et sa satisfaction.

Les familles bienveillantes qui aident un proche âgé veillent de près à ce que tous les besoins soient comblés. Mange-t-il bien ? Son logement est-il adapté ? Ne faudrait-il pas une aide à domicile ou une entrée en établissement ? Toutes ces questions sont importantes et toutes les réponses le sont aussi.

Cependant, ces questions occultent bien souvent les désirs et plaisirs de la personne. De quoi a-t-elle envie aujourd'hui ? A-t-elle envie d'aller faire ses courses elle-même avec ma présence rassurante ? A-t-elle envie de rendre visite à une amie perdue de vue depuis longtemps ? A-t-elle envie de revoir le village de son enfance ?

Famille et professionnels se retrouvent autour des besoins de la personne mais souvent le souhait, le désir ne sont pas accompagnés voire ne sont pas entendu et écouté.

Je ne jette la pierre à personne, ni aux professionnels, ni aux familles. Il y a dans notre société une prise de conscience qui reste à faire concernant l'accompagnement des âgés. En maison de retraite, l'animation est obligatoire. Il n'en est pas encore de même à domicile ou les personnes se meurent d'isolement.

L'animation sociale, loin d'être occupationnelle, aide les personnes à désirer, à oser exprimer des souhaits et à vivre de nouveaux projets.

En maison de retraite, j'ai accompagné des résidants vers la réalisation de leur désir. Il y a eu ce monsieur qui voulait retourner dans son bistrot pour voir "sa copine" disait-il, ce même monsieur qui nous a fait courrir les traiteurs pour trouver du couscous qu'il a partagé avec les autres résidants de sa table. Il y a eu cet autre monsieur qui a souhaité passer une après midi chez lui (dans un capharnaüm sans nom), cette dame que l'on a accompagné au cimetière pour rendre visite à ses morts.

Rien de cela n'est superflu. Pour nous, libre de nos mouvements, indépendants (au contraire des vieux que l'on dit dépendants), aller manger un couscous est d'une grande banalité. Pour eux, non. C'est un vrai désir, un vrai plaisir. C'est entre autres à cela que sert l'animation sociale.

Comme nous le voyons dans ces exemples, chaque désir est unique. On ne peut pas les classifier, les ordonner, ils ne rentrent pas dans des grilles ou dans des manuels statistiques. En animation sociale, le copier-coller est impossible. Cela exige donc d'écouter. L'animateur social ne peut faire l'économie de ce temps précieux à écouter la personne pour entendre une demande explicite ou déceler ce qui est dit à demi-mots ou à demi-maux.

Avant toutes réalisations, l'animateur doit donc écouter. Après toutes réalisations, il doit écouter aussi ! Pourquoi ? D'une part, pour savoir si la personne est satisfaite. Cette évaluation permet à l'animateur d'ajuster ces actions futures, sa manière d'être ou de faire. D'autre part, parce que la personne a sans doute d'autres envies !

Il y a le désir de vivre et il y a le désir de mourir. Qui veut, qui peut entendre ce désir ? "La vie ne vaut plus d'être vécue, je veux mourir." Cette demande peut être une manière pour la personne d'attirer l'attention, de dire sa souffrance, de demander de l'aide. Pour les aidants, c'est une demande difficilement supportable. Essayons alors d'écouter vraiment, d'aller au delà des paroles. Tentons de susciter des désirs pour redonner à la personne le goût de vivre. Et n'ayons pas peur de demander au psychologue de l'établissement, par exemple, d'intervenir auprès de la personne et auprès des équipes pour gérer cette demande et ce qu'elle nous renvoie de nos propres peurs, de notre approche de la mort et de la vieillesse.

Les gérontins et les gérontines ont suffisamment à faire avec les deuils, leur vieillissement, les handicaps, l'entrée en établissement, l'isolement à domicile, ne les privons pas du plaisir d'exister.

La sexualité des âgés

La sexualité des Aînés est un sujet tabou.

Le Pr Gérard RIBES explique succinctement pourquoi dans la vidéo ci dessous.

Un documentaire d'une grande délicatesse et d'une grande sensibilité en parle. Ce documentaire s'appelle "Nos amours de vieillesse". Vous pouvez en visionner un très court extrait ici. Ou plus tôt, les aînés parlent de leur sexualité dans ce documentaire. Il explique comment ils ont refait leur vie, comment leurs enfant ont vécu cela, ils disent comment leur couple et leur sexualité demeure avec l'âge et résiste au temps.

Je l'ai moi-même vu en cours de Diplôme Universitaire en Gérontologie Générale (DUGG). L'ensemble de la promotion était touchée et émue par ces témoignages. Et aussi, j'ose le dire, optimiste et pleine d'espoir quand à son propre avenir...

Gerard Ribes


Gerard Ribes
Vidéo envoyée par agevillage

Je ne résiste pa au plaisir de vous proposer cette vidéo car j'ai eu la chance d'avoir le Professeur RIBES en cours. Dans cette interview, il nous parle de la sexualité des âgés et du vécu des familles...

lundi 12 novembre 2007

Cabinet 2C Gérontologie
le conseil et l'expertise pour vos projets d'animation sociale en gérontologie.

Cabinet 2C Gérontologie c'est le soutien au montage de projet. C'est la garantie que nous prendrons ensemble le temps indispensable pour cerner au plus près votre demande. Selon votre demande, nous assurons :

       -le conseil et la réflexion autour de vos envies, de vos moyens et de vos objectifs,

       -la conception du projet,

       -le montage du dossier,

       -la réalisation,

       -le suivi du projet,

       -l'évaluation,

       -la coordination des acteurs du projet,

       -la recherche de financement,

       -le contact avec le public ciblé,

et l'animation des évènements (conférence, formation, information, etc.).



Afin de compléter son offre, Cabinet 2C Gérontologie peut travailler en partenariat avec d'autres consultants pour des projets mettant en œuvre de multiples compétences (EHPAD, management, formation,...).


Cabinet 2C Gérontologie organise en son propre nom ou pour le compte d'une organisation (collectivités territoriales, maison de retraite, clubs de retraités, associations) des conférences, des ateliers prévention/information, des rencontres dans les villages entre Aînés, familles, voisins, bénévoles ou curieux de cet univers. C'est aussi l'organisation de rencontres d'aidants familiaux.


Cabinet 2C Gérontologie c'est aussi un rôle de documentaliste à l'intention des organisations désireuses de s'informer sur un sujet précis ayant trait à l'animation sociale ou la gérontologie.

 

Cabinet 2C Gérontologie peut vous faire bénéficier de son expérience pour créer un service d'animation à domicile, un service d'animation en maison de retraite ou encore recruter du personnel d'animation.


Cabinet 2C Gérontologie c'est aussi un service de coaching à l'attention des demandeurs d'emploi, des étudiants et des bénévoles afin de les accompagner dans leur choix d'entrer dans le monde de la gérontologie. Ensemble, nous ferons le point sur votre motivation, vos questions, votre choix d'orientation professionnelle ou bénévole, vos attentes, vos craintes, vos compétences.


Dans le cadre du Chèque Emploi Service Universel (CESU), je propose aux Aînés : animation à domicile, accompagnement dans les déplacements, écrivain public (courrier personnel, courrier administratif, etc.).


Enfin, Cabinet 2C Gérontologie c'est aussi ce blog pour échanger, apprendre toujours et encore, découvrir et réfléchir ensemble. Notre cabinet peut offrir son savoir faire et son savoir être pour participer à des travaux de recherches, des études et des enquêtes.


 

 

Essai de définition

Résumer l'animation sociale gérontologique en deux mots est impossible. J'y ai consacré une vingtaine de pages dans mon travail de recherche universitaire !

Disons qu'il s'agit de faire naître ou re-naître chez les aînés des envies, des désirs et les aider à les satisfaire, à aller au bout de leurs projets. Et ainsi de prendre du plaisir et de donner à leur tour. Je mets un point d'honneur dans ma pratique à restituer les personnes âgées dans une dynamique de don (La triple obligation du don : donner/recevoir/rendre décrit par Marcel MAUSS).

Tous les services existants visent à aider, soutenir, pallier les manques ou incapacités des aînés. L'animation sociale accompagne... Elle part des possibles, des compétences et des souhaits pour construire avec la personnes des projets. L'animateur accompagne la construction et la réalisation de l'action. Une large place est donc fait à l'écoute afin de cerner les demandes, les attentes et les souhaits de la personne.

Concrètement, mon action concerne les personnes à domicile. Dans ce cadre, je peux par exemple, aider la personne accompagnée à préparer le repas pour une amie ou un membre de la famille qu'elle a invité à déjeuner. Nous irons ensemble faire les courses, nous dresserons la table, je l'aiderai à faire le repas et puis je m'éclipserai le temps de la rencontre pour revenir après aider à ranger et faire le point (évaluer l'action).

A domicile, nous pouvons imaginer beaucoup de choses, innover, inventer, créer...Ainsi par exemple, il est tout à fait imaginable d'organiser des rencontres entre une vieille dame tricoteuse et des jeunes ayant envie d'apprendre le tricot. Ici, c'est la personne âgée qui apportera et offrira son savoir-faire à des jeunes en quête de cela.

Voici en deux mots expliquée l'animation sociale gérontologique. J'aurai l'occasion de développer à loisir tout au long de ce blog. A suivre donc...

Thich Nhat Hanh

" La paix est chaque pas.
Le flamboyant soleil rouge est en mon coeur.
Chaque fleur sourit avec moi.
Combien tout pousse vert et frais.
Combien frais est le vent.
La paix est chaque pas.
Il transforme en joie la route sans fin."

Thich Nhat Hanh

"Vivre en pleine conscience,
ralentir son pas et goûter chaque seconde
et chaque respiration, cela suffit."

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